Soutenir le rechapage des pneus : un choix industriel et écologique

Quand une solution industrielle permet à la fois de réduire notre empreinte environnementale et de limiter notre dépendance aux importations, elle doit pouvoir bénéficier de conditions économiques équitables pour se développer. C’est tout l’enjeu du soutien apporté à la filière du rechapage des pneus.
L’entreprise Black Star, acteur historique du recyclage et du réemploi, franchit aujourd’hui une étape importante grâce à l’intervention rapide et coordonnée des ministres Monique Barbut et Matthieu Lefèvre. Une aide de 6 euros par pneu rechapé a été mise en place afin de soutenir concrètement cette activité industrielle stratégique.
Cet ajustement vise à corriger une concurrence devenue déséquilibrée. Face à des pneus chinois neufs importés à très bas coûts (à la faveur semble-t-il de pratiques condamnables de dumping), le rechapage peine à rester compétitif. En rétablissant des conditions plus justes, cette mesure encourage le réemploi, réduit les déchets et soutient une production industrielle locale.
C’est parce que je crois à une écologie souveraine et populaire, que je soutiens ces initiatives industrielles.
Au-delà du soutien immédiat, cette décision constitue un signal fort envoyé à l’ensemble de la filière du réemploi : l’innovation industrielle et l’économie circulaire ont toute leur place dans la stratégie économique et écologique du pays.
Si des défis demeurent, cette première étape est essentielle pour sécuriser l’arrivée d’un nouvel investisseur et consolider l’avenir du site. L’accompagnement de l’entreprise doit maintenant se poursuivre afin d’identifier les meilleures solutions pour garantir sa pérennité et préserver l’emploi.
C’est ainsi que je conçois l’action publique : une action qui vise à construire une France plus robuste face aux chocs économiques, industriels et environnementaux.