Lait infantile : ce scandale montre qu’on ne peut pas être dépendants de productions à l’autre bout du monde

Ancienne ministre déléguée de l’agriculture et ministre de la transition écologique, la députée du Pas-de-Calais a appelé de ses vœux la réindustrialisation du pays.
Le ministère de l’Agriculture va imposer à l’ensemble des fabricants français de laits infantiles un seuil limite plus strict pour la toxine céréulide, responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays, a annoncé vendredi soir le ministère de l’agriculture. «Je ne connais pas suffisamment le dossier pour estimer si elle est fondée sur un consensus scientifique», a évacué la députée Ensemble du Pas-de-Calais Agnès Pannier-Runacher ce samedi matin sur France 2.
«Cette affaire, ce scandale montre qu’on ne peut pas être dépendants de productions à l’autre bout du monde que nous ne contrôlons pas», a lâché l’ancienne ministre, alors que des industriels pointent du doigt la Chine. «C’est pour cela qu’il est urgent de réindustrialiser la France et l’Europe.» L’élue a également salué l’efficacité des systèmes de vigilance qui permettent de «détecter».
«Nous devons être capables d’approvisionner les cantines en produits français et en produits européens», a aussi souligné Agnès Pannier-Runacher, après l’annonce de Sébastien Lecornu dans ce sens. «80% du poisson que nous mangeons vient hors d’Europe», a-t-elle martelé, prenant l’exemple du «cabillaud, de la crevette et du saumon». Le sujet, selon elle, est aussi d’éradiquer la nourriture ultratransformée des cantines. Cela a de «graves conséquences sur la santé», a-t-elle rappelé, soulignant qu’il s’agissait d’une «décision publique qui peut se passer des industriels».