Lait infantile : ce scandale montre qu’on ne peut pas être dépendants de productions à l’autre bout du monde

Agnès Pannier Runacher et Olivier Dussopt en train de sortir du conseil des ministres

Ancienne ministre déléguée de l’agriculture et ministre de la transition écologique, la députée du Pas-de-Calais a appelé de ses vœux la réindustrialisation du pays.

Le ministère de l’Agriculture va imposer à l’ensemble des fabricants français de laits infantiles un seuil limite plus strict pour la toxine céréulide, responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays, a annoncé vendredi soir le ministère de l’agriculture. «Je ne connais pas suffisamment le dossier pour estimer si elle est fondée sur un consensus scientifique», a évacué la députée Ensemble du Pas-de-Calais Agnès Pannier-Runacher ce samedi matin sur France 2.

«Cette affaire, ce scandale montre qu’on ne peut pas être dépendants de productions à l’autre bout du monde que nous ne contrôlons pas», a lâché l’ancienne ministre, alors que des industriels pointent du doigt la Chine«C’est pour cela qu’il est urgent de réindustrialiser la France et l’Europe.» L’élue a également salué l’efficacité des systèmes de vigilance qui permettent de «détecter».

«Nous devons être capables d’approvisionner les cantines en produits français et en produits européens», a aussi souligné Agnès Pannier-Runacher, après l’annonce de Sébastien Lecornu dans ce sens. «80% du poisson que nous mangeons vient hors d’Europe», a-t-elle martelé, prenant l’exemple du «cabillaud, de la crevette et du saumon». Le sujet, selon elle, est aussi d’éradiquer la nourriture ultratransformée des cantines. Cela a de «graves conséquences sur la santé», a-t-elle rappelé, soulignant qu’il s’agissait d’une «décision publique qui peut se passer des industriels».

L’article du Figaro.