Ultra-fast fashion : protéger consommateurs et commerçants
Le cas Shein est révélateur de l’absence de vision long terme pour une France Robuste.
C’est ce que j’ai voulu rappeler sur le plateau de C ce Soir, sur France TV.
Dans l’ultra-fast fashion, le consommateur paie moins cher, mais c’est le contribuable qui paie la facture.
C’est lui qui paie les emplois en moins, le coût de la gestion des textiles, la pollution de l’eau en micro plastiques.
Shein prétend rendre service au consommateur mais il ne lui donne pas la bonne information, ne garantit pas la qualité des produits, et utilise des techniques marketing illégales pour le pousser à acheter.
Ce modèle est injuste et insoutenable.
Shein n’a pas inventé la fast fashion, mais elle l’a transformée. C’est l’ultra fast fashion : une plateforme 100 % digitale, sans magasins physiques, qui propose 100 fois plus de modèles que les autres et utilise un marketing ultra agressif.
Le consommateur est ciblé en continu : notifications multiples, fausses promotions, stratégies multiples pour pousser à l’achat. La Commission européenne l’a documenté ces pratiques trompeuses auxquelles s’ajoutent des produits non conformes — parfois même dangereux sur le plan sanitaire.
Derrière les prix cassés, il y a un modèle qui contourne nos règles.
Ma boussole a constamment été de protéger nos consommateurs et de défendre nos commerçants contre une concurrence loyale.