Risque incendie : livrer l’offensive

« Le dérèglement climatique va multiplier les feux de forêts et de végétation dans les années qui viennent. Ils seront plus nombreux mais aussi plus intenses, et toucheront de nouvelles zones plus au nord de la France sur des périodes de l’année plus larges. Dans le cadre de la préparation du Plan national d’adaptation au changement climatique, je me suis rendue à Bordeaux pour évoquer le risque incendie trois ans après le méga feu qui a détruit 33 000 hectares dans les Landes. L’opportunité d’un entretien avec le quotidien Sud-Ouest pour évoquer comment je travaille à adapter la France à ce nouveau risque.
Je veux que la France s’adapte à un monde qui se réchauffe. Ceux qui ne veulent pas agir contre le dérèglement sont des ennemis des Français. J’ai lancé le plan national d’adaptation au changement climatique. Je veux développer une vraie culture du risque.
Avec quels leviers ?
D’abord, avec une stratégie de défense nationale des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies. L’objectif : rehausser nos moyens de lutte contre les incendies avec la météo des forêts, une communication plus forte sur les obligations de débroussaillement, le renforcement de nos colonnes de sapeurs-pompiers. (…).
L’État est-il décidé à contrôler l’effectivité des travaux de débroussaillement ?
Oui, cette volonté est très claire car 80 % des feux naissent à la frontière des zones boisées et urbanisées. Si le débroussaillement n’est pas fait, les propriétaires s’exposent à des sanctions qui peuvent aller jusqu’à 1 500 euros. Les propriétaires doivent en être conscients : dans la plupart des polices d’assurance, si ces travaux ne sont pas faits, en cas de dégâts liés à un incendie, ils ne seront pas remboursés. » […]
Découvrir l’intégralité de cet entretien sur le site du quotidien Sud-Ouest.