Protection des fonds marins : mettre la pression contre l’exploitation minière

A une semaine du sommet de l’ONU (Unoc3) sur les océans que la France organise à Nice à partir du 9 juin, j’ai écrit à mes homologues ministres de l’écologie pour les inviter à faire pression sur deux compagnies d’extraction minière, The Metals Company et Allseas, qui veulent s’allier avec les Etats-Unis de Donald Trump pour l’exploitation minière des fonds marins.
Merci au quotidien Libération qui se fait l’écho de ce combat où nous avançons avec la plus grande détermination pour la protection des fonds marins.
Extraits :
« Dans trois courriers datés du 15 mai, que Libération a pu consulter, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher interpelle ses homologues canadiens et suisses sur les «vives inquiétudes» suscitées par deux entreprises : The Metals Company (TMC) et son partenaire stratégique Allseas.
La première, TMC, une société canadienne, œuvre en coulisses depuis de longs mois pour contourner l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), l’instance en charge de ce dossier. Son objectif : commencer le plus tôt possible la récolte de précieux minerais dans les eaux internationales, malgré les alertes des scientifiques sur cet écosystème à la biodiversité méconnue et à l’importante capacité de stockage de carbone.
Début avril, le PDG de TMC, Gerard Barron, n’a pas caché son agacement face aux négociations à rallonge au sein de l’AIFM ; ses membres n’ont toujours pas entériné le fameux code minier, attendu depuis des années, censé encadrer l’exploitation en dehors des zones économiques exclusives.
Un «précédent dangereux»
Le «Elon Musk des abysses» a donc décidé de déposer directement une demande de permis auprès de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (Noaa) pour opérer dans les eaux internationales du Pacifique et court-circuiter les négociations multilatérales. L’annonce a pris de court la communauté internationale et a provoqué l’ire des ONG de protection de l’environnement et des Etats membres de l’AIFM. Certains représentants, à l’instar d’Agnès Pannier-Runacher, assimilant cette démarche à « de la piraterie environnementale ».[…] »
Lire l’intégralité de cette enquête sur le site du quotidien Libération.