Pour une République attentive
Rompre avec les déterminismes, rendre le choix possible

« Une famille monoparentale abandonnée, un enfant confié à 20 familles, un mineur livré à lui-même, une femme sans autonomie financière… Ce sont des vies empêchées. Ce sont pour ces vies-là que je crois en une République attentive. Si on veut recréer de la confiance dans la politique, il faut que la politique considère chaque citoyen et ne soit pas impuissante, qu’elle produise des résultats concrets. L’Etat central doit aussi donner à chacun la possibilité d’agir sur son destin… L’Etat doit être émancipateur. Il faut tout faire pour prendre soin de nos concitoyens. »
Face à la verticalité du pouvoir, je crois en une République qui ne soit ni descendante, ni condescendante. Une République qui donne leur part de voix aux personnes fragilisées, aux parcours cabossés, ou tout simplement, aux vies invisibilisées. Une République qui traite les angles morts de l’action publique. Une République qui qui ne se vit pas seulement à Paris, mais partout sur le territoire français, en ruralité, dans les villages, en périphérie, en outre-mer. Une République qui ménage une place à chacun, quels que soient son genre, sa religion, son origine sociale ou géographique, mais aussi ses études, son accent, son physique. Une République qui ne définit pas une norme unique de réussite et ne confond pas méritocratie et élitisme.
Oui. Dans notre système politique, on annonce des plans et des mesures sans vérifier ensuite ce qu’elles produisent. Cela n’a pas de sens. Annoncer une nouvelle enveloppe budgétaire, ce n’est pas traiter un sujet. C’est au mieux un moyen, au pire un coup de communication. Ce qui compte, c’est comment une mesure est déployée, quel impact cette nouvelle enveloppe financière a dans le réel. L’action publique doit être constamment évaluée, ajustée, corrigée. Il faut de la constance et du temps. C’est la seule manière de lutter contre l’impuissance politique et de recréer la confiance avec le politique. La confiance se bâtit sur la capacité à rendre compte des résultats des politiques publiques et à les discuter avec les citoyens.
Oui. J’assume cette dimesion sociale. Une sensibilité sociale au plus près des citoyens qui a pour objectif de réparer, qui se remet en question, qui juge son action sur ses résultats parce que mon objectif est avant tout d’améliorer le quotidien des citoyens et de preparer leur avenir.
Détourner le regard est la première des injustices. On ne résout pas les problèmes qu’on refuse de voir. Il faut aller là où personne ne regarde ; c’est un combat juste et nécessaire.
Je plaide pour une démocratie du réel, qui part de la réalité sensible des citoyens pour l’améliorer de manière mesurable. C’est une méthode qui place l’écoute et le résultat au cœur de son action… Je crois que le pays a besoin de cette boussole-là : une culture du résultat, non pas statistique, mais sensible et incarné.
Nous avons besoin de cette démocratie du résultat, de cette démocratie qui remet les élites là où elles doivent être, c’est-à-dire en responsabilité vis à vis des citoyens, pas en surplomb ou en domination de ceux-ci.
Je ne parle pas de biologie, mais de structure. Beaucoup d’hommes ont été socialisés au coeur du pouvoir politique et économique, beaucoup de femmes à sa périphérie. De ce fait, parmi les décideurs, beaucoup d’hommes cherchent à maintenir leur statut, beaucoup de femmes se concentrent sur le résultat de leur action. Il ne s’agit pas d’un féminisme de revendication ou de plainte, mais d’un féminisme d’action, de volonté, de solutions. Ce n’est pas « les femmes contre les hommes », c’est « le réel contre les postures ». Cette question devrait figurer au cœur de notre démocratie.
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