France à +4°C : un Plan National d’Adaptation au Changement Climatique

Je présente aujourd’hui le 3e plan national d’adaptation au changement climatique. 52 mesures et plus de 200 actions pour préparer notre pays à un réchauffement de 4 degrés à horizon 2100. Un scénario qui correspond au scénario central du GIEC pour l’Europe continentale et qui intègre l’atteinte de la neutralité carbone par la France et l’Union européenne d’ici 2050. Ce plan a fait l’objet d’une large concertation et a été approuvé à l’unanimité moisn une voix par le Conseil national de la transition écologique qui réunit les représentants des entreprises, les associations d’élus locaux, les organisations environnementales, les représentants des jeunes, les associations de consommateurs. Ce plan est accompagné de financements renforcés (fonds Barnier, enveloppe dédié au sein du Fonds vert) pour assurer son déploiement. Cette démarche est totalement en ligne avec la volonté de construire une France robuste qui résiste mieux aux crises et qui protègent le patrimoine, les emplois et la sante des Français face au dérèglement climatique.
Le Parisien en présente ici les grands axes et mesures. Extraits :
« Il n’y a pas d’endroits sur notre territoire qui ne soit pas concerné par le réchauffement climatique, pas un Français directement ou indirectement impliqué par le réchauffement climatique. Je refuse le fatalisme », a-t-elle notamment déclaré en dévoilant les contours du PNACC. Elle souhaite « anticiper les risques », « investir dans les infrastructures et préparer nos concitoyens ». « Ce plan doit permettre à notre pays d’être prêt », a-t-elle affirmé.
Dans une France déjà plus chaude de 1,7 degré depuis 1900, les conséquences du dérèglement climatique ne « sont plus une exception » mais « notre nouvelle norme » et une « réalité tragique », a également appuyé la ministre de la Transition écologique. Ce plan se base sur une trajectoire de réchauffement de référence en France à +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100.
La question du financement
Parmi la cinquantaine de mesures – 52 exactement – du projet présenté en octobre figure le renforcement du fonds Barnier, créé en 1995 pour aider collectivités, petites entreprises et particuliers à financer les travaux nécessaires pour réduire leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, pour le porter à 300 millions d’euros. Insuffisant, avait commenté France Assureurs. Ce lundi, Agnès Pannier-Runacher a également annoncé 260 millions d’euros supplémentaires issus du fonds vert à destination des collectivités locales pour s’adapter au changement climatique.
Près d’un milliard d’euros des crédits des Agences de l’eau seront orientés vers l’adaptation et une enveloppe de 30 millions sera consacrée à la prévention des gonflements des sols à dominante argileux. Une nouvelle mission pour mobiliser davantage les acteurs privés, et notamment les banques, dans la prévention des risques sera lancée « au premier semestre 2026 ». « Il est essentiel que l’adaptation soit dotée de moyens à la hauteur des enjeux », a souligné la ministre, assurant avoir augmenté les enveloppes « à hauteur de 40 % ». […]
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