Nourrir le projet présidentiel

Ministre déléguée chargée de l’Industrie, issue de la société civile, je suis fière d’appartenir à cette génération nouvelle venue en politique à l’initiative du Président Macron. Je partage avec le Figaro les réflexions qui nous animent pour nourrir le projet présidentiel. Extraits :

LE FIGARO. – Le débat public est de plus en plus radicalisé. Ambitionnez-vous d’être le refuge du «camp de la raison »?

Agnès PANNIER-RUNACHER. – Ce qu’il faut, avant tout, c’est rassembler les Français après une crise sociale, économique et sanitaire inédite par son ampleur. Le pays veut de la sérénité et il faut lui donner envie, lui offrir de l’espoir. Et se projeter pour construire. Le macronisme, ce n’est pas s’enfermer dans des dogmes. C’est accepter la nuance sans tomber dans la démagogie et l’outrance.

Qu’est-ce qu’incarnera le macronisme en 2022 ? Sa définition a semblé varier depuis la dernière présidentielle…

Il y a une constance. C’est toujours le dépassement des clivages qui ont stérilisé le débat public pendant des années. Que les mesures que nous prenons relèvent d’un imaginaire de droite ou d’un imaginaire de gauche, ce n’est pas mon sujet. Ma fierté, c’est d’avoir créé de l’emploi, que quelqu’un qui travaille arrive à mieux finir ses fins de mois, d’avoir réinvesti dans l’école. Quoi que l’on pense du président, il est reconnu que personne n’aurait mieux géré la crise que lui. Mais au-delà de ce bilan qui doit être valorisé, il nous reste beaucoup à faire. Y compris sur des thèmes qui nous sont chers comme l’égalité des chances et la capacité à vivre dignement de son travail.

Vous êtes un de ces visages qui ont été découverts lors de ce quinquennat. Quel sera votre rôle pendant la campagne ?

Je suis fière d’appartenir à cette génération Macron, qui n’avait pas exercé de responsabilités politiques avant celles-ci. J’ai apporté des compétences de la société civile lors la crise sanitaire. J’ai pris goût à cette mission, que je poursuivrai jusqu’au dernier jour. J’ai aussi constitué un groupe de travail pour générer des idées et contribuer à nourrir le projet présidentiel. De l’école à la formation professionnelle en passant par les sujets de mobilité, de développement des territoires et de la ruralité : l’industrie est un fil rouge qui amène à toucher beaucoup d’autres sujets. Cette majorité ne manque pas de projets, il y en a encore facilement pour cinq ans. » […]

Lire l’intégralité sur le site du Figaro