Plan sobriété : objectif moins 10%

Face à la crise énergétique et à la difficulté de s’approvisionner en gaz et en électricité, faire des économies d’énergie est une mesure efficace et de bon sens. C’est aussi un levier puissant de réduction de émissions de gaz à effet de serre. C’est dans ce contexte que j’ai lancé l’élaboration d’un « Plan sobriété » en mobilisant les forces vives du pays, au premier rang desquels l’Etat, les grandes entreprises et les grandes collectivités locales. Mon objectif : baisser notre consommation de gaz et d’électricité de 10 % d’ici fin 2024 par rapport à 2019. Sans une ligne de texte législatif ou réglementaire, mais en agissant dans tous les secteurs d’activité. Je révèle ce  « Plan sobriété » après 4 mois de travail avec 300 associations et fédérations ce jeudi 6 octobre. Merci au quotidien Le Parisien d’en présenter en avant-première les principales mesures. Extraits :

« Ce plan repose sur la bonne volonté des acteurs. Suffira-t-elle ?

AGNÈS PANNIER-RUNACHER. L’enjeu est de transformer en profondeur nos habitudes. Pour ce que ce soit efficace, il faut que cela vienne du terrain, que ce soit approprié et porté, en premier lieu, par les collaborateurs des entreprises, les agents des administrations et ceux des collectivités locales. Mais ma responsabilité est que toutes les grandes organisations qui ont des moyens humains et financiers et qui organisent la vie de beaucoup de Français prennent leur part. »
 C’est-à-dire ?

Ce ne doit pas être seulement des gestes d’économie d’énergie des ménages. C’est dans cet esprit que nous avons lancé ce plan avec la Première ministre. Et quand une entreprise présente son plan sobriété à ses organisations syndicales et ses administrateurs, quand un maire le fait voter en conseil municipal, je peux vous assurer que c’est engageant. J’observe que cela fait des années que la consigne de température de 19°C est inscrite dans la loi, ce n’est pas pour ça qu’elle était respectée. Avec ce plan, elle le sera bien plus. Les entreprises qui ne tiendraient pas le plan sur lequel elles se seraient engagées se mettraient en faute vis-à-vis de leurs salariés, de leurs clients et même de leurs actionnaires.

Les 10 % d’économie d’énergie, faut-il les atteindre pour 2024 ou dès cet hiver ?

L’objectif de réduction est fixé à fin 2024. Mais, évidemment, plus tôt nous le mettons en œuvre et plus tôt nous l’atteignons, mieux c’est. D’où la volonté d’en faire le maximum dès cet hiver.

Quelles sont les mesures dont vous attendez beaucoup ?

La plus efficace, de loin, est de baisser le chauffage tout en respectant la consigne de 19 °C. C’est la plus grande source d’économie d’énergie, en particulier sur les bâtiments tertiaires où nous gérons des millions de mètres carrés, que ce soit l’État, les collectivités locales ou les entreprises. » […]

Retrouvez l’intégralité de cette interview sur le site du quotidien Le Parisien.