Traité sur la haute mer : un succès massif

Le traité de protection de la haute mer a été ratifié par 50 pays. Nous pouvons nous en féliciter. C’est un succès massif de la diplomatie française. Merci à France Bleu qui revient sur cette étape importante.

Extrait

Le traité de protection de la haute mer, dont l’entrée en vigueur est espérée d’ici la fin de l’année, va donner des moyens d’action pour la conservation et la gestion durable de la biodiversité marine, dans l’immense partie des océans qui n’appartient à personne.

« Ce matin, [il y a] 50 ratifications » par les États, dénombre Agnès Pannier-Runacher. « On a fait un bond quantique et surtout, nous savons que nous allons pouvoir sécuriser la mise en œuvre de ce traité d’ici la fin de l’année », promet-elle, estimant que « c’est un succès massif de la diplomatie française, du président de la République », même si les États-Unis ne l’ont pas signé.

Que ce traité permettra-t-il ?

Le traité ne sera toutefois pas ratifié à la fin du sommet de l’Unoc, car « des pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne nous disent évidemment, on va le ratifier. Mais compte tenu de l’agenda de notre Parlement, on ne saura pas le faire d’ici le 13 juin », explique Agnès Pannier-Runacher.

Mais le président américain Donald Trump n’a pas signé le traité. « C’est dramatique d’exploiter les fonds marins, tacle Agnès Pannier-Runacher. Cette exploitation minière dans les hauts fonds marins risque de bouleverser les écosystèmes en profondeur. »

Le traité sur la haute mer « permet la mise en place d’aires marines protégées internationales avec des contrôles et des bateaux pour réaliser ces contrôles », précise-t-elle. Au plan international, Agnès Pannier-Runacher assure faire « pression très concrètement sur la Suisse qui est partie prenante dans l’entreprise qui aujourd’hui veut nous imposer l’extraction minière. Je fais pression sur le gouvernement du Canada, j’essaye d’entraîner une coalition derrière moi ». »

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