La compétitivité de demain sera aussi féministe.

Considérer la place des femmes dans l’économie comme une question uniquement sociétale est une erreur. C’est aussi un sujet de compétitivité.

Une économie qui n’utilise pas pleinement les talents de la moitié de sa population se prive mécaniquement d’innovations et de richesses. Et c’est la force des économies des démocraties libérales de savoir faire une place aux femmes.

C’est précisément cette idée que je souhaitais mettre en visibilité aux Rencontres Économiques d’Aix, où j’ai co-animé, en tant qu’ambassadrice du Women’s Forum, un échange avec sa présidente, Nanette Lafond-Dufour, et Jean-François Copé autour de notre manifeste pour une croissance inclusive et une compétitivité stratégique.

Oui, nous vivons une période où les moteurs de notre économie sont profondément redessinés en particulier du fait de l’intelligence artificielle et de la transition environnementale.

L’intelligence artificielle, par exemple, n’est jamais neutre. Les algorithmes peuvent reproduire des biais de genre. Si les femmes sont absentes des lieux où ces technologies se développent, ce sont aussi les innovations de demain qui risquent d’être moins performantes, moins justes et moins utiles.

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement combien on investit mais comment on utilise ces outils sans biais et forme les hommes et les femmes pour en tirer le meilleur. Je le redis, les femmes dans ce cadre ne sont pas un combat de diversité, elles sont un enjeu de compétitivité.

La compétitivité de demain sera aussi féministe.