Débat sur le rapport relatif à la pétition intitulée «  Non à la Loi Duplomb »

Ma position sur la réintroduction de l’acétamipride est constante : c’est est une mauvaise réponse à de vrais problèmes.

J’ai donc choisi d’interroger la ministre de l’Agriculture sur les leviers concrets dont elle dispose pour accompagner les agriculteurs. 

Première question : à l’initiative de la France et d’autres États membres, l’Union européenne a abaissé en 2024 les limites de résidus d’acétamipride sur les aliments au minima décelable. Cette mesure est évidemment une mesure de précaution sanitaire, c’est comme ça qu’elle a été portée au niveau européen, mais également de concurrence loyale. Elle fonctionne si on fait les contrôles et donc je voulais vous interroger — évidemment ça porte sur les fruits, il n’y a pas de résidus sur le sucre et sur la noisette — je voulais vous interroger sur le nombre de contrôles qui ont pu être faits, sur les constats que vous avez pu faire et sur l’effectivité de cette mesure et les améliorations qu’on pourrait leur apporter.

Deuxième question : l’INRAE a rendu à votre initiative un rapport sur les filières sans solution du fait de l’interdiction de l’acétamipride. Pouvez-vous me confirmer ou infirmer ou compléter, comme cela m’a été indiqué par cet institut, que seule la filière noisette serait réellement privée d’alternative et quelles conclusions opérationnelles tirez-vous de ce rapport de l’INRAE remis, je crois, en septembre ou en octobre ?

Troisième question : en 2024 nous avions réservé 800 millions d’euros de crédits pour accompagner, au travers de différents soutiens à la recherche, à la mécanisation, à l’accompagnement de nouveaux itinéraires techniques, la possibilité de transitionner pour les agriculteurs. Nous savons tous que nous sommes dans une équation budgétaire difficile, néanmoins quel est votre budget cette année ? Quelles sont vos priorités ? Et quel serait le cas échéant les besoins les plus immédiats qu’il serait nécessaire de débloquer ?