Pour une Europe puissance gaullienne
Faire de l’Europe un géant politique qui assume sa force
L’Europe n’est pas faible par manque de règles. Elle est faible par manque de volonté politique. Dans un monde de rapports de force, l’Union européenne ne peut plus se contenter d’administrer : elle doit décider. Une Europe gaullienne, c’est une Europe qui assume sa puissance, y compris face à ses alliés. Une Europe où le politique prend le pas sur la gestion, où la vision précède la procédure. La France doit continuer à assumer son rôle singulier comme elle le fait depuis 2017 sur la défense, la régulation du numérique, la taxation minimale des entreprises ou du carbone aux frontières : montrer le chemin, porter des coalitions, assumer le courage du oui et du non.
L’Europe est notre multiplicateur de puissance — à condition de la transformer en force politique crédible.L’écologie n’est ni un luxe, ni une morale. C’est une politique de protection des Françaises et des Français. Protection de notre santé, de notre pouvoir d’achat, de nos emplois, de notre capacité à décider par nous-mêmes. Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et les pollutions frappent déjà les plus fragiles d’entre nous : maladies respiratoires, pénuries d’eau, catastrophes naturelles, inflation alimentaire. Je soutiens enfin un modèle de progrès qui ne confond pas innovation et domination. Quand une technologie détruit la santé, l’environnement, l’indépendance financière ou le libre arbitre, ce n’est pas un progrès. La politique doit savoir dire non. Ce qui est important, c’est le bénéfice humain net. Le vrai progrès ce n’est pas la surconsommation, c’est ce qui rend la vie meilleure.

L’Europe n’est pas faible par manque de règles. Elle est faible par manque de volonté politique. Dans un monde de rapports de force, l’Union européenne ne peut plus se contenter d’administrer : elle doit décider. Une Europe gaullienne, c’est une Europe qui assume sa puissance, y compris face à ses alliés. Une Europe où le politique prend le pas sur la gestion, où la vision précède la procédure. La France doit continuer à assumer son rôle singulier comme elle le fait depuis 2017 sur la défense, la régulation du numérique, la taxation minimale des entreprises ou du carbone aux frontières : montrer le chemin, porter des coalitions, assumer le courage du oui et du non.
L’Europe est notre multiplicateur de puissance — à condition de la transformer en force politique crédible.L’écologie n’est ni un luxe, ni une morale. C’est une politique de protection des Françaises et des Français. Protection de notre santé, de notre pouvoir d’achat, de nos emplois, de notre capacité à décider par nous-mêmes. Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et les pollutions frappent déjà les plus fragiles d’entre nous : maladies respiratoires, pénuries d’eau, catastrophes naturelles, inflation alimentaire. Je soutiens enfin un modèle de progrès qui ne confond pas innovation et domination. Quand une technologie détruit la santé, l’environnement, l’indépendance financière ou le libre arbitre, ce n’est pas un progrès. La politique doit savoir dire non. Ce qui est important, c’est le bénéfice humain net. Le vrai progrès ce n’est pas la surconsommation, c’est ce qui rend la vie meilleure.

« L’Europe ne redeviendra une puissance que si elle remet la politique au centre. Pas moins d’Europe mais « mieux » d’Europe. Une Europe gaulliste. Une Europe qui décide. Une Europe qui pèse. La France, c’est le tigre politique dans le moteur européen. Quitter l’Europe conduirait à affaiblir la France comme l’a montré le Brexit. Mais on doit assumer de la changer. La France peut apporter ce qui manque le plus : la politique, le courage, le rapport de force. »
Non. Mais une Europe gaullienne serait un remède… souverain. Une Europe gaullienne, c’est une Europe guérie de ses maux. Parce que l’Europe ne manque pas de droit, elle manque de politique. La Commission européenne est une bureaucratie qu’il faut parfois maltraiter avec une brutalité inouïe si l’on veut en obtenir des avancées comme je l’ai fait sur le nucléaire. Nous devons remettre la vision au cœur de l’Europe et redonner de la force au politique. C’est cela, l’esprit gaullien : assumer notre puissance, ne pas s’aligner sur nos alliés…
C’est une critique de son fonctionnement actuel. L’administration a pris le pas sur la décision politique. Je veux une Commission au service des Européens et de leurs représentants au sein du Parlement et du Conseil, pas l’inverse. Aujourd’hui un Directeur d’administration européenne a plus de pouvoir qu’un Commissaire européen. Il faut remettre l’administration à sa place.
Face à la Chine, à L’Inde ou aux Etats-Unis, on est plus fort à 450 millions de citoyens européens qu’à 60 millions de Français. Et je sais d’expérience que ce qui nous réunit entre Européens et bien plus fort que ce qui nous sépare. Donc je veux une Europe puissance, une Europe qui protège ses citoyens, ses industries, son agriculture. Une Europe qui pèse politiquement. C’est tout le contraire d’une Europe qui se contente d’élaborer et d’appliquer des procédures.
Je vous livre un retour d’expérience consolidé à l’épreuve des faits : nous sommes un des États européens qui assume de faire de la politique. Une Europe gaulliste est le remède. La France peut en être le moteur. Quand la France prend le drapeau d’une cause, vingt-six pays peuvent suivre. Je l’ai montré avec l’Alliance Européenne pour le Nucléaire. Je l’ai également montré dans un cadre plus large lors de la COP28. Tout commence par une vision politique gaullienne de la France en Europe. Cette Europe puissance, c’est l’Europe que nous voulons.
Mes notes
« C’était une erreur stratégique » : comment l’Europe a fait un virage à 180 degrés sur l’énergie nucléaire
Un nouveau « paquet énergie » qui tombe à point nommé
J’étais convaincue que sans nucléaire, l’Europe se condamne à rester dépendante des énergies fossiles.
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