L’inaction n’est pas une solution : Agnès Pannier-Runacher saisit le CNTE face à la montée du climatoscepticisme
Extrait : Face à la montée du discours climatosceptique, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a saisi le CNTE, le 20 août 2025. Ses membres sont invités à rédiger une déclaration visant à opposer à ce discours « un socle d’accords clairs, fondés sur les constats scientifiques établis », en soulignant « les bénéfices concrets des investissements en faveur de la transition écologique ». Et ce, à l’heure où le gouvernement prépare le PLF 2026.

Face à la prolifération, « en France, comme à l’étranger », de « fausses informations, voire des théories complotistes, sur le climat, son évolution et l’impact des activités humaines », la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a saisi, le 20 août 2025, les membres du Conseil national de la transition écologique.
La saisine — baptisée « l’inaction climatique n’est pas une solution » — fait « suite » à une proposition de la CFDT « formulée à la ministre chargée de la transition écologique lors de la dernière séance plénière » du CNTE, précise le Commissariat général du développement durable (qui assure le secrétariat du CNTE) dans un mail du 20 août 2025 qu’AEF info a pu consulter.
« Frein » à la « Dynamique » de la transition
Le CGDD note que la « polarisation » actuelle « fragilise le débat public et peut freiner la dynamique collective de transition écologique. Elle risque aussi d’avoir des effets très concrets en décourageant les investissements, publics comme privés, indispensables pour agir ».
Dans ce contexte, il est demandé aux membres du CNTE de « proposer des leviers pour renforcer la qualité du débat public, en tenant compte des attentes de l’ensemble des composantes de la société » et en suivant trois « objectifs » :
- « identifier les ressorts des discours climatosceptiques » et « y opposer un socle d’accords clairs, fondés
sur les constats scientifiques établis » ; - « mettre en avant les points de convergence : les enjeux [partagés], les objectifs communs et les
actions qui font consensus » ; - « éclairer les sujets de débat qui demeurent, notamment sur les modalités de mise en oeuvre de la
transition et sur les besoins d’accompagnement, en particulier financier ».