Comprendre notre démarche

République attentive · France robuste · Progrès choisi · Démocratie du réel · Méthode APR… Je réponds à vos questions !

La République attentive : prendre soin

Vous évoquez souvent une « République attentive ». De quoi s’agit-il ? Elle n’est pas attentive la République ?

En France, on communique sur des mesures, mais on n’évalue pas assez ce qu’elles produisent. Pourtant, une politique publique se juge à ce qu’elle change dans le réel, pas à ce qu’elle promet. La justice commence par regarder là où personne ne regarde. Si on veut faire de la politique, c’est le premier pas. Je crois à cette attention de l’action. On ne change rien tant qu’on refuse de voir. Je veux porter des combats là où tout le monde détourne les yeux. Regarder le réel, agir sur les vies invisibilisées. La République attentive que j’appelle de mes vœux, c’est celle-là, qui agit sur le réel. Chacun sait que c’est un combat juste et nécessaire.

« Une famille monoparentale abandonnée, un enfant confié à 20 familles, un mineur livré à lui-même, une femme sans autonomie financière… Ce sont des vies empêchées de se réaliser. Ce sont pour ces vies-là que je crois en une République attentive. Si on veut recréer de la confiance dans la politique, il faut que la politique ne soit pas impuissante, qu’elle produise des résultats concrets. C’est dans l’action partagée, collective que cela peut être réalisé. L’Etat central doit aussi donner à chacun la possibilité d’agir sur son destin… L’Etat doit être émancipateur. Il faut tout faire pour prendre soin de nos concitoyens. »

La France robuste : de l’efficience à la robustesse

Vous parlez de « robustesse », de France robuste. C’est votre définition de la souveraineté ?

La souveraineté, ce n’est pas tout maîtriser, mais ce n’est dépendre de personne en particulier, d’aucun Etat, ni d’aucune entreprise sur des sujets critiques. La souveraineté, c’est pouvoir faire sans. La robustesse participe de cette souveraineté : elle renforce la capacité à encaisser les crises. Renforcer la robustesse de la France implique des coûts supplémentaires, mais cette stratégie joue le rôle d’une assurance pour se protéger des risques qui pourraient se matérialiser. Quand on n’est plus dépendant de personne sur des sujets critiques, on peut négocier.

« La souveraineté, ce n’est pas tout faire en autarcie. C’est maîtriser son destin et donc pouvoir faire sans tel pays ou telle entreprise qui nous fournit des services ou des produits clés »

Le droit de choisir notre Progrès

Êtes-vous contre le progrès technologique ?

Absolument pas. Je suis contre le progrès pour le progrès des magnats de la tech. Je crois au progrès choisi par les citoyens, celui qui augmente réellement leur qualité de vie, leur pouvoir de mieux vivre. Aujourd’hui, on nous fait avaler que ce qui est nouveau est nécessairement un progrès et on nous culpabilise si on n’adhère pas spontanément à ce consumérisme aveugle. Toute innovation n’est pas un progrès. Un progrès doit améliorer la vie, pas se faire au détriment du pouvoir d’achat, de la santé ou de la qualité de vie de celui qui en bénéficie.

« Je crois au progrès choisi, pas au progrès subi. Le progrès n’est pas ce qui est nouveau. C’est ce qui améliore vraiment notre qualité de vie. Nous avons confondu le progrès avec l’accélération et la surconsommation. Mais cette course a abîmé nos ressources naturelles, notre santé et notre libre arbitre. Le vrai progrès rend la vie meilleure. »

Démocratie du réel : une culture du résultat

Qu’est-ce que la démocratie du réel ?

La démocratie du réel, c’est une démocratie qui place le résultat au cœur de son action… Les outsiders — les femmes en font souvent partie — jugent une décision à son effet, pas à son prestige. Je crois que le pays a besoin de cette boussole-là : le résultat d’abord. C’est ma culture, une culture du résultat.

Méthode APR – encourager et libérer l’action pour restaurer la confiance Une autorité par l’action : restaurer la confiance

Comment expliquez-vous la perte de confiance envers les élites et les institutions ?

La défiance vient d’une chose simple : trop de gens n’ont plus la main sur leur vie. Quand on subit, quand on ne peut rien faire, on finit par se méfier de tout ceux qui représentent un pouvoir. La confiance revient quand la capacité d’action revient. L’Etat exerce une autorité légitime quand il permet à chacun d’agir dans un cadre protecteur, respectueux de ses droits mais qui ne décide pas à votre place en toute occasion. L’autorité donne alors le pouvoir aux gens d’agir sur leur propre vie, destin.

« Quand chacun retrouve une capacité de libre arbitre et d’action — dans son emploi, pour sa santé, à l’école — la confiance revient. L’autorité doit redevenir une démonstration que chacun peut développer des projets personnels sans entraves inutiles. C’est la condition d’un succès futur. L’autorité n’a de sens que si elle permet d’agir. Redonner la main aux acteurs de terrain, c’est recréer de la confiance. Notre défi, c’est de rendre chaque Français acteur des solutions. C’est ainsi que l’Etat central retrouvera sa légitimité. Localement, je veux redonner du pouvoir au terrain. L’Etat pose le cadre, mais ce sont les acteurs de terrain qui agissent. »

Une administration de confiance : libérer les porteurs de projets

Pourquoi voulez-vous revenir sur le contrôle a priori ?

Parce que cela paralyse le pays. En voulant éviter l’échec, on empêche les projets de naître. Le contrôle doit venir après, une fois que les projets ont émergé.

« Une France qui réussit est une France qui ose. Aujourd’hui, on exige de l’administration qu’elle prévienne tout risque d’échec. Conclusion, elle s’immobilise, multiplie les contrôles et les procédures pour s’assurer que tout va bien ou gèle les projets, ce qui évite l’échec… Nous devons passer à un administration de la confiance : libérer, accompagner – ce qui n’empêche pas d’évaluer après. C’est très important au niveau local. De la norme au contrat. Cela vaut au niveau national, mais surtout au niveau local. Si nous nous faisons confiance, nous relèverons tous les défis. L’État ne doit plus essayer de prédire ce qu’est un “bon” projet. Il doit fixer le cap, puis laisser les acteurs de terrain opérer. Ce sont eux qui savent. Il doit laisser naître les projets, accompagner, puis évaluer. »

L’esprit corsaire : le courage de la vitesse.

Pourquoi parlez-vous autant de vitesse ?

La France l’a déjà prouvé, quand les circonstances l’imposent, elle sait décider vite et réaliser l’impossible. Mais au quotidien, nous avons fini par confondre protection de nos concitoyens et lenteur administrative. Le génie français sait faire de grandes choses. Faisons confiance à notre administration. Ne lui demandons pas de ne jamais se tromper car elle ne prendra plus aucun risque alors même que nous devons bouger les lignes, aller contre les habitudes, nous adapter constamment à de nouveaux risques et de nouvelles situations.

« Un corsaire n’est pas un pirate c’est un serviteur rapide, agile, loyal. Le courage de contourner ce qui bloque, pour servir ce qui compte. La vitesse est la clé ! Et, le COVID l’a montré, en situation de crise, nous savons prendre très rapidement des décisions courageuses. Ce n’est pas la vitesse qui nous met en danger : c’est l’immobilisme. »

La parole claire : une force pour faire

Pourquoi dites-vous que la parole politique est un acte ?

Elle est un acte quand elle dit les choses avec clarté, qu’elle parle vrai. Le parler vrai est un acte au service d’une société lisible, où chacun retrouve des marges de manœuvre dans son quotidien parce qu’il comprend les enjeux, peut faire des choix éclairés. En démocratie, le parler clair sert à imprimer une direction, à sortir des ambiguïtés. C’est comme cela que l’on aligne les acteurs pour les mobiliser et les mettre en mouvement. Le parler clair, c’est l’anti à hue et à dia. Certains pensent qu’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment – selon la formule du Cardinal de Retz ? Je pense au contraire qu’exercer son mandat avec clarté donne la force de faire et que la société en sort grandie. C’est pour ça que je fais de la politique. J’ai une culture du résultat.

« Laissez-moi vous faire une confidence. En entrant au gouvernement, j’ai découvert quelque chose d’essentiel : la parole politique n’est pas un supplément à l’action. Elle en est l’origine. On dit parfois que tout a été dit. Je crois exactement l’inverse : tout reste à dire… si l’on veut que cela fasse bouger les lignes. Le parler clair, c’est assumer que la parole engage et qu’elle porte une responsabilité. Nous sommes dans un univers saturé de messages contradictoires. Si la parole politique a perdu son prestige, elle n’a pas perdu sa force. Toute orientation publique commence par un mot juste. Toute réforme commence par une direction assumée. La parole n’est pas une décoration : elle est la première pierre de l’action. Reste à trouver le courage de dire pour faire. Je crois avoir prouvé que j’ai ce courage… »

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